Médias. Le film “Sportives : Le parcours médiatique des combattantes” projeté à Bonneuil

Médias. Le film “Sportives : Le parcours médiatique des combattantes” projeté à Bonneuil

Depuis mars 2020, plusieurs villes, cinémas et entités se sont déjà portées candidates pour organiser des conférences-débats autour du film. Le documentaire « Sportives : Le parcours médiatique des combattantes » sera projeté ce dimanche 20 mars, à la salle Gérard-Philippe, à Bonneuil-sur-Marne. À la suite de la projection, un débat aura lieu avec le public présent pour échanger autour de la médiatisation du sport féminin.

Choqué, interpellé, circonspect… Ce sont toujours ces mêmes réactions qui surgissent, une fois le documentaire « Sportives : Le parcours médiatique des combattantes » projeté dans les salles. Sa réalisatrice, Marie-Lopez Vivanco, nous le confirme, ce dimanche 20 mars à Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne).

« On a toujours cette même atmosphère car notre film s’adresse au grand public. On a les mêmes interrogations lorsque l’on échange après la projection du documentaire.  Parfois, on a des remarques pertinentes. Mais les gens prennent conscience de ce problème, et sont choqués d’être habitués à quelque chose qui n’est pas normal. »

Marie-Lopez Vivanco : « Cela m’a alors intéressé de comprendre pourquoi on ne voyait pas d’athlètes féminines dans les médias. »

Un électrochoc était nécessaire pour sensibiliser autour de la sous-représentation de la pratique sportive fméinine dans les médias. En 2012, seulement 7% des retransmissions à la télévision étaient dédiées au sport féminin. Il y avait alors urgence ! À cette époque, Patrick Chevalier, très engagé sur ce sujet, décide de réaliser un documentaire de 13 minutes pour mettre en lumière des sportives au parcours hors du commun. 

La rencontre en 2017 avec Marie-Lopez Vivanco va prendre une toute autre dimension. La jeune femme va alors lui proposer un projet fou : celui de réaliser un documentaire de 52 minutes. Marie veut surtout comprendre les raisons d’un tel manque d’intérêt pour le sport féminin.

« Lorsque l’on est une adolescente, ete que l’on est sportive, on a envie d’accrocher le poster de ses idoles au mmur de sa chambre. C’était difficile d’en avoir de sportives. Le seul endroit où je pouvais en trouver était dans le journal Ouest France à l’occasion des Jeux olympiques lorsque je partais en vacances en Bretagne chez mes grands-parents. Je pensais alors que le sport féminin n’existit pas. En travaillant sur ce sujet, j’ai découvert qu’il existait des équipes féminines dans le sport. Cela m’a alors intéressé de comprendre pourquoi on ne voyait pas d’athlètes féminines dans les médias », s’interroge-t-elle.

Marie-Lopez Vivanco, avec le soutien de Juvacom Médias, va alors lancer le tournage et le montage de ce documentaire entre juin 2019 et mars 2020. Depuis la sortie du documentaire, plusieurs villes, cinémas et entités se sont déjà portées candidates pour organiser des conférences-débats autour du film.  

Bonneuil-sur-Marne se mobilise pour le sport féminin

Ce dimanche 20 mars, à 16 heures, la salle Gérard-Philipe de Bonneuil-sur-Marne a décidé de mettre à l’honneur le sport féminin en diffusant le documentaire « Sportives : Le parcours médiatique des combattantes ».

À cette occasion, l’adjointe au maire de Bonneuil en charge des Sports, Sandra Besnier, a pu prendre connaissance d’une réalité glaçante autour de la pratique sportive féminine. Même si les associations sportives de la commune du Val-de-Marne sont réceptives à promouvoir le sport féminin, l’élue de Bonneuil se heurte à une difficulté majeure avant même de parler de médiatisation.

« La complexité, c’est d’avoir des entraîneurs pour les féminines. Jusqu’à l’adolescence, elles peuvent s’entraîner avec les garçons. Après un certain âge, on a une eprte d’adhésion de la part des filles dans les clubs. Car c’est plus intéressant d’entraîner les hommes. Dans l’imaginaire commun, les garçons vont plus loin, et non, les filles. Pour ma part, sur les derniers Jeux de Tokyo, ce n’est pas le football qui prend la lumière mais bien les sports collectifs féminins », conclut l’adjointe au maire en charge des Sports, Sandra Besnier.