Record d’audiences pour les Bleues

Record d’audiences pour les Bleues

C’était une première depuis dix ans ! Les coéquipières de Kadidiatou Diani ont buté aux portes de la finale face à l’Allemagne (2-1), ce mercredi soir à Milton Keynes (Angleterre). Peut-être que les records d’audiences sur TF1 et Canal+ arriveront un tant soit peu à les consoler.

Il y avait foule devant la télévision pour suivre la demie des Bleues. Pour la première fois depuis dix ans, les partenaires de Kadidiatou Diani ont rejoint le dernier carré d’un grand tournoi international. Il faut remonter aux Jeux olympiques de Londres en 2012 pour trouver trace d’une telle performance. Malheureusement, les coéquipières de Sakina Karchaoui ont buté sur l’Allemagne (2-1), ce mercredi soir à Milton Keynes.

Même si le rêve d’une première finale européenne s’est envolé, la rencontre des Bleues a battu des records d’audiences sur TF1 et Canal+. En effet, ils étaient 6,2 millions à suivre l’élimination de l’équipe de France sur la première chaîne française.

Pour TF1, c’est la meilleure audience jamais enregistrée pour un match des Bleues dans un Championnat d’Europe. Une belle performance réalisée par la Une depuis la Coupe du monde qui avait eu lieu en France en 2019. À cette époque, TF1 avait réuni plus de 10 millions de supporters devant leur écran pour suivre la victoire des Bleues face au Brésil (2-1) en huitièmes de finale. Ce mercredi, la première chaîne a réalisé une part de marché (PDA) s’élevant à 32,6% pour cette demi-finale de l’Euro, selon les chiffres de Médiamétrie publiés ce jeudi.

De son côté, les partenaires d’Ouleymata Sarr ont également captivé 811.000 téléspectateurs sur Canal+, le co-diffuseur de cet Euro. La chaîne cryptée a même enregistré un pic à 877 000 lors de l’égalisation française. Rendez-vous en 2023 à la Coupe du monde en Australie et Nouvelle-Zélande pour faire aussi bien voire mieux…

Lenaïg Corson : « On est à mi-distance entre amateurisme et professionnalisme »

Lenaïg Corson : « On est à mi-distance entre amateurisme et professionnalisme »

Ce jeudi 7 avril, la joueuse du Stade Français Paris, Lenaïg Corson, était l’invitée du podcas « 48”25 » impulsé par le média Les Sportives. À cette occasion, la membre du comité directeur du Prévale, le syndicat des joueurs et joueuses de rugby, a rappelé que depuis 2014, la Fédération a fait un travail considérable pour professionnaliser l’Élite 1, le Championnat de France féminin de rugby à xv. Aujourd’hui, 50 filles sont sous contrat avec l’équipe de France à 7 et à 15. Concrètement, cela veut dire qu’elles touchent un salaire en fin de mois. Et pour les autres, il y a aucune rémunération pécuniaire.

20 000 euros. C’est le salaire moyen par mois pour un joueur du Top 14. Pour les joueuses de l’Élite 1, le Championnat de France féminin de rugby à xv, on est très loin de ce montant. Pour les féminines, le salaire moyen avoisine entre 1 500 et 2 500 euros par mois. Mais cela ne concerne qu’une cinquantaine de filles qui sont sous contrat professionnel avec la Fédération. Pour celles qui n’évoluent pas en équipe de France, il n’y a aucune rémunération pécuniaire.

Un constat évoqué, ce jeudi 7 avril, par la joueuse du Stade Français Paris, Lenaïg Corson, lors de son passage dans le podcast « 48”25  » impulsé par le média Les Sportives. « Même si on est bien accompagnées en équipe de France, il faut aller voir ce qu’il se passe sous le sommet de la pyramide. Il y a l’Élite 1. Et en dessous, il y a les différents niveaux amateurs. Il faut communiquer davantage sur notre Championnat de France. Aujourd’hui, on est à mi-distance entre amateurisme et professionnalisme », rappelle Lenaïg Corson.

Pourtant la Fédération française de rugby (FFR) a opéré, depuis 2014, un travail considérable pour améliorer les conditions des féminines tant sur le plan sportif que sur le plan salarial. Il reste encore des choses à effectuer pour tendre vers un certain professionnalisme en Élite 1.

Pour le moment, les filles, pour la plupart d’entre elles, ont encore un statut d’amatrices. Elles doivent jongler entre leur journée de travail et l’entraînement le soir afin de performantes le week-end en championnat.

« Les filles sont passionnées. C’est pour cette raison qu’elles jouent au rugby même si à la fin du mois, elles ne touchent pas un sou. Cela reste des filles qui ont envie de s’éclater sur un terrain et de remporter des titres », explique-t-elle. Peut-être qu’au sortir de la prochaine Coupe du monde en fin d’année en Nouvelle-Zélande, les féminines espèrent ainsi évoluer à l’avenir dans un Championnat de France féminin de rugby à xv 100% professionnel…