Kristina Mladenovic fait de la résistance

Tennis. L’effervescence de Flushing Meadows s’empare à nouveau de la planète tennis. Alors que l’US Open débute ce dimanche 30 août, les regards se tournent naturellement vers les nouvelles têtes d’affiche et les numéros unes mondiales. Mais dans les travées du tournoi new-yorkais, au milieu de ce grand cirque médiatique et sportif, une figure familière continue d’écrire son histoire avec une constance qui force l’admiration : Kristina Mladenovic.

Alors que l’US Open débute ce dimanche 30 août dans la frénésie de New-York, tous les regards convergent vers les nouvelles étoiles du circuit WTA. Pourtant, derrière la quête éperdue de jeunes prodiges, le Grand Chelem américain célèbre aussi la résistance au temps.

À l’heure où le tennis de haut niveau use les corps et les esprits à un rythme effréné, Kristina Mladenovic continue de tracer sa route avec une passion inaltérable. Compétitrice acharnée aux mille vies tennistiques, la Nordiste fascine par sa longévité. Mais surtout, elle force le respect et l’admiration de ses pairs. Ce qui témoigne d’un amour viscéral pour son sport.

Plus de 15 ans dédiés au tennis

Il est bien loin le temps où « Kiki » souleaité le trophée de Roland-Garros chez les juniors 2009. Depuis, le circuit WTA a connu d’innombrables mutations, des, des révolutions athlétiques et tecniques. Et pourtant, Mladenovic, elle est toujours là.

Comment peut-on alors expliquer une telle longévité pour la Française de 33 ans ? La réponse est toute simple. Ce n’est pas qu’une questionn d’endurance physique. C’est d’abord un sport de combat mental. Même si les voyages incessants, les décalages horaires, les blessures et les inévitables baisses de confiance auraient pu avoir raison d’elle, sa motivation indéfectible pour s’aligner sur les plus grands tournois au monde lui aura permis de perdurer toutes ses années au plus haut niveau.

Une carrière aux deux visages

Pour comprendre l’empreinte de Kristina Mladenovic sur le tennis mondial, il faut accepter sa fascinante dualité et son incroyable polyvalence. Bien évidemment, quand on pense à elle, on l’associe forcément au double. C’est dans cette discipline qu’elle s’est forgée une carrure de légende. Ancienne numéro une mondiale, elle a accumulé les couronnes en Grand Chelem (avec 6 titres majeurs en double dames et 3 en double mixte).

Des performances rendues possibles grâce à sa vision du jeu, ses volées tranchantes et son sens aiguisé de l’anticipation lui ont permis de dominer cette discipline, notamment au côté de Caroline Garcia ou de Timea Babos. Mais en simple, elle n’est pas en reste.

Son parcours individuel a pris des allures de montagnes russes. Capable de se hisser dans le top 10 mondial (10e en 2017), d’atteindre les quarts de finale à l’US Open en 2015 et à Roland-Garros en 2017, elle a aussi traversé de longues périodes de doute. Mais c’est précisément dans cette vulnérabilité assumée, et dans son refus perpétuel d’abdiquer, que réside la beauté de sa carrière.

L’âme d’une guerrière avec les Bleues

S’il est un domaine où sa longévité prend une dimension héroïque, c’est bien sous les couleurs de l’équipe de France. Kristina Mladenovic et le maillot bleu, c’est une histoire de dépassement de soi.

Impossible d’oublier ce week-end de novembre 2019 à Perth. En véritable patronne, elle a porté l’équipe de France vers le titre en Fed Cup avec des victoires magistrales : d’abord en terrassant la numéro 1 mondiale de l’époque, Ashleigh Barty, devant son public, puis en concluant l’affaire lors du double décisif. Cette capacité à se sublimer dans l’adversité définit parfaitement la joueuse qu’elle est.

Alors que le ciment américain de l’US Open s’apprête à vibrer pour cette nouvelle quinzaine, Kristina Mladenovic ne figure peut-être plus parmi les grandes favorites en simple. Mais pour nous, sa seule présence sur la ligne de départ est un triomphe. Dans un sport ultra-exigeant, continuer de s’accrocher, de chercher de nouvelles sensations et de batailler sur chaque point est une performance magistrale. Plus qu’une joueuse de tennis, elle est aujourd’hui une authentique ambassadrice de la passion sportive.

Selena Janicijevic finit l’année en beauté

Tennis. Ce week-end, Selena Janicijevic a terminé2023 de la plus belle des manières en remportant le 60 000 dollars de Vacaria au Brésil. Grâce à ce troisième trophée remportée cette année, après ceux glanée à Sopo en Colombie et à Lujan en Argentine, la licenciée du TC 16 pointe au 229e rang mondial à la WTA. Un classement qui pourrait lui ouvrir les portes des qualifications pour le prochain Open d’Australie.

Quelle belle fin de saison pour Selena Janicijevic ! Pourtant, ce n’était pas gagné d’avance ! Même si elle démarré 2023 sous le meilleur auspices, la licenciée du TC 16 était retombée à la 320e place au classement WTA au cours de cet automne. Heureusement pour elle, Janicijevic a bouclé cette année de la meilleure des manières en remportant ce week-end le 60 000 dollars de Vacaria au Brésil.

Après de bons résultats obtenus en Argentine et en Grèce, la Parisienne espérait bien s’imposer en arrivant sur le sol brésilien. C’est chose faite au terme d’une semaine parfaite. Après des victoires convaincants contres contre les deux Brésiliennes Sofia Da Cruz Mendonca (6-1, 6-0), puis Carolina Meligeni Alves (6-0, 6-1), et de l’Argentine Solana Sierra (7-6, 6-4). Derrière, la Française aura eu besoin de trois sets pour prendre sa revanche Julia Riera (6-3, 3-6, 6-4), qui l’avait dominée, fin novembre à Buenos Aires (Argentine), pour se hisser en finale de ce tournoi auriverde.

Ce samedi, au terme d’une bataille de 2h15 de jeu , Selena Janicijevic aura livré une prestation de haut vol pour s’imposer en trois sets face à la Portugaise Francisca Jorge (3-6, 6-3, 6-2). Elle décroche son troisième trophée en 2023 après ceux obtenus à Sopo en Colombie et à Lujan en Argentine.

Un succès qui lui permet de gagner 58 places et remonte au 229e rang mondial à la WTA. Un classement qui pourrait lui ouvrir les portes des qualifications de l’Open d’Australie. Verdict dans les semaines à venir pour voir si Selena Janicijevic aura son sésame pour le premier Grand Chelem de la saison…

Retour gagnant pour Selena Janicijevic

Tennis. De retour à la compétition après sa blessure à la cheville survenue lors des qualifications de Wimbledon, Selena Janicijevic vient de remporter le tournoi ITF de 25 000 dollars de Lujan (Argentine). En finale, la Française de 21 ans est venue à bout de la locale Julieta Estable (6-4, 7-6). La joueuse du TC 16 décroche son neuvième titre en carrière et le deuxième en 2023.

Retour gagnant pour Selena Janicijevic ! Malgré des résultats un brin décevants avant de se blesser à la cheville lors des qualifications de Wimbledon, la joueuse de 21 ans a réussi à s’imposer dès son tournoi de rentrée.

Présente en Argentine pour disputer le tournoi ITF 25 000 dollars de Lujan, la joueuse du TC 16 aura réalisé une semaine parfaite. En finale, la Française est venue à bout de la locale Julieta Estable en deux sets (6-4, 7-6).

Janicijevic décroche ainsi son neuvième titre en carrière et le deuxième en 2023. La Française a décidé de rester en Argentine pour jouer le tournoi ITF de Mendoza où elle espère confirmer sur cette belle lancée et ainsi grapiller quelques places au classement WTA.

Diane Parry se plaît bien à Roland-Garros

Diane Parry pouvait avoir le sourire aux lèvres, ce mardi à Roland-Garros. Opposée à la récente finaliste du tournoi de Rome, la joueuse du tennis club de Boulogne-Billancourt (TCBB) a dominé l’Ukrainienne Anhelina Kalinina en deux sets (6-2, 6-3) lors de son entrée en lice à la Porte d’Auteuil. La 79e mondiale affrontera la Russe Mirra Andreeva pour une place en seizièmes de finale du tournoi parisien.

Comme à la maison ! Diane Parry prouve qu’elle se sent chez elle à Roland-Garros ! Ce mardi, sur le court Simonne-Mathieu, la joueuse du tennis club de Boulogne-Billancourt (TCBB), âgée de de 20 ans, a éliminé l’Ukrainienne, Anhelina Kalinina, finaliste il y a une dizaine de jours du tournoi de Rome. La championne du monde juniors 2019 aura montré beaucoup de maîtrise pour s’imposer en deux manches (6-2, 6-3).

Face à la 26e mondiale, Parry a réussi à mettre en place son jeu. eNTRE slices de revers tendus et BALLES bombés, la Francilienne avait une tactique bien précise pour contrer l’Ukrainienne. « C’était l’objectif, la tactique contre elle. Après, c’est aussi mon jeu. Maintenant, l’objectif c’est de le mettre en place du mieux possible. Et aujourd’hui (mardi), je suis content là-dessus », précise-t-elle sur le site du journal L’Equipe.

Grâce à ces nombreuses variations, la Française s’adjuge ce premier set. Dans la seconde manche, l’Ukrainienne élève son niveau de jeu. Heureusement, la joueuse du TCBB en fait de même pour garder la main sur cette rencontre e avant de conclure ce match en deux manches. Ce jeudi, la Tricolore sera opposée au prodige russe Mirra Andreeva, âgée de 16 ans, au prochain tour.

« Je ne la connais pas du tout. Elle est très jeune, je n’ai pas joué avec elle en juniors. Elle débarque sur le circuit pro de belle manière. Elle est toute nouvelle, je n’ai pas trop eu l’occasion de la voir jouer non plus. Je sais qu’elle joue très bien, qu’elle vient d’enchaîner de très bons résultats. Ça va être un bon match », a-t-elle confié. Rendez-vous ce jeudi pour espérer voir Diane Parry poursuivre son parcours sur la terre battue parisienne.

Pauline Déroulède rate sa première à l’US Open

Pour sa première participation à l’US Open, Pauline Déroulède s’est inclinée face à l’Allemande Katharina Kruger (6-2, 7-5), ce mercredi dès son entrée en lice à New-York. La Française tentera de faire mieux en doubles

Quelle frustration ! Pour ses grands débuts à l’US Open, Pauline Déroulède n’aura pas réussi à franchir le cap du premier tour. La Française n’a pas trouvé les solutions contre Katharina Kruger. Elle s’est fort logiquement inclinée en deux sets face à l’Allemande (6-2, 7-5), ce mercredi à Flushing Meadows.

« J’ai joué face à une joueuse qui a fait un très bon match et qui a plusieurs d’années d’expérience sur le circuit à son actif, c’est le jeu », a-t-elle précise sur ses réseaux sociaux.

Pour sa part, la Parisienne aura été prise par la pression de cet événement. « Tétanisée par l’enjeu de ce premier Grand Chelem, je n’ai jamais pu me libérer et jouer mon tennis. J’ai sous-estimé ce stress et pensais échapper à cette pression mais elle aura eu raison de moi, cette fois-ci », a-t-elle rappelé. Pauline Déroulède est prévenue pour la prochaine fois. Et peut-être plus vite que prévue puisqu’elle disputera le double à New-York avec l’Allemande Katharina Kruger.